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Choisissez ces aliments riches en antioxydants, capables d’inhiber la cancérogenèse !

Les antioxydants sont des substances qui neutralisent des particules très agressives appelées radicaux libres auxquels nous dépendons chaque jour. Les chercheurs savent très bien mesurer dans le plasma notre capacité à neutraliser les radicaux libres. Les personnes qui mangent le plus de fruits, de légumes et d’aliments complets riches en antioxydants ont la capacité antioxydant la plus forte.
Précisons pour commencer que la neutralisation des radicaux libres est généralement assurée par des molécules antioxydant piégeuses qui se combinent directement avec des radicaux libres pour former des dérivés oxydés. Citons l’acide urique, la bilirubine, les protéines à groupements thiols (SH), le coenzyme Q10 (ou ubiquinone, principalement concentrée dans les mitochondries) et différentes substances d’origine alimentaire : l’acide lipoïdique (également synthétisé petites quantités par le foie), le bêta carotène, les vitamines C et E, les poly phénols… En outre, tous ces mécanismes de neutralisation des radicaux libres agissent en synergie.

Le graviola est un fruit riche en antioxydant anti cancer natuel puissant

Le graviola est un fruit riche en antioxydant anti cancer natuel puissant

Entre autres antioxydants nous pouvons citer :

La vitamine B (alpha tocophérol) : Contenue surtout dans les huiles végétales, la vitamine se combine avec certains radicaux libres pour former des radicaux tocophéryls stables. Liposoluble, elle s’insère au sein des membranes cellulaires où elle empêche la propagation des phénomènes de lipoperoxydation ;

La vitamine C : Apportée surtout par les poivrons, les agrumes, les brocolis, la vitamine C régénère la vitamine E à partir du radical tocophéryl.

Les caroténoïdes : Les caroténoïdes joue un rôle antioxydant, particulièrement vis-à-vis de la lipoperoxydation des phospholipides membranaires. Les bêta carotènes sont surtout présents dans les carottes. La lycopène, fourni essentiellement par les tomates, est un antioxydant particulièrement puissant. La lutéine et la zéaxanthine, contenues dans épinard, le chou frisé les brocolis, pourraient également jouer un rôle d’antioxydants et prévenir la dégénérescence maculaire affectant près d’un tiers des individus de plus de 75 ans. Les caroténoïdes sont des substances liposolubles et leur bonne réabsorption intestinale ne sera possible qu’en présence de lipides.

Les poly phénols : Ce sont des pigments végétaux dont les propriétés antioxydants font l’objet de nombreuses études qui mettent en évidence de multiples substances protectrices. Plusieurs travaux leur attribuent, en tout cas in vitro, des capacités de neutralisation de la plupart des espèces oxygénées actives et la variété de leurs couleurs justifie l’image d’un nécessaire arc-en-ciel dans nos assiettes. Plus de quatre mille composés poly phénoliques sont actuellement répertoriés dont on ignore encore les propriétés. Les plus importants sont les flavonoides. Ceux-ci se subdivisent en oxoflavonoides, en anthocyanes et en tannins. Les oxoflavonoides sont des pigments de couleur jaune. On les trouve dans les organes jeunes des plantes aériennes exposées au soleil (choux, épinard, haricots…), dans la peau et la pulpe des fruits jaunes, dans les oignons, le soja, le cacao, etc. Les anthocyanes sont présents dans la fraise, le raisin noir, le chou rouge, la betterave rouge, le radis, etc. Les tanins sont apportés par de nombreux fruits et légumes : exemple le thé vert.

Le sélénium : On le trouve particulièrement dans la langouste, le poisson,les crevettes, le foie, la dinde, etc.

L’acide lipoïque : Ou acide thioctique qui comporte deux atomes de souffre. Produit en petites quantités par le foie, on le trouve aussi dans la levure, la viande de bœuf, l’épinard, le brocoli…

Le soja : La graine de soja (et non les germes) renferme des isoflavones (génistéine, daidzéine), phyto-oestrgènes protecteurs vis-à-vis du cancer du sein dans le cadre d’un climat hyper œstrogénique. Le pool oestrogénique provient des hormones ovariennes, mais également des androgènes surrénaliens convertis en oestrogènes par aromatisation. Les oestrogènes se fixent sur les récepteurs alpha au niveau du sein et de l’endomètre et sur les récepteurs bêta des os, du SNC, des vaisseaux sanguins et de la peau. Les oestrogènes sont essentiellement métabolisés en 2-hydroxy-oestrone, mais aussi en 4 et 16-hydroxy-oestrones, aux propriétés oestrogéniques non seulement cinq fois supérieurs à celles de la 2-OH-oestrones, mais également génotoxiques. La 16-OH-oestrone subit une glucuronidation au niveau du foie et est éliminée par voie biliaire. Toutefois, une occupation des récepteurs par les formes 4 et 16 de l’hydroxy-oestrone peut s’avérer cancérigène. Les phyto-œstrogène semblent exercer une activité cancéroprotectrice en se substituant partiellement aux oestrogènes endogènes dans l’occupation des récepteurs oestrogéniques. En outre, ils diminueraient la production d’œstrogènes ovariens et l’aromatisation des androgènes surrénaliens et privilégieraient la voie métabolique de la dihydroxylation, amenant la production de la forme 2-OH plutôt que celle des 4 et 16-OH.


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