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Université de chercheurs du Minnesota Medical School ont collaboré avec l’École de santé publique et a découvert une enzyme qui, lorsqu’on les trouve à des niveaux élevés et aux côtés de faibles niveaux de HDL (bon cholestérol ), peut réduire considérablement le risque de maladie cardiovasculaire.

L’enzyme – la glutathion peroxydase, ou GPX3 – est un antioxydant naturel qui aide à protéger les organismes contre les blessures oxydant et aide le corps à se réparer naturellement. Les chercheurs ont constaté que les patients ayant des niveaux élevés de bon cholestérol, l’enzyme GPX3 ne fait pas de différence significative. Toutefois, ces patients avec des niveaux faibles de bon cholestérol, l’enzyme GPX3 pourrait être un grand avantage. Lien L’enzyme à une maladie cardiovasculaire peut également aider à déterminer le risque cardiovasculaire chez les patients ayant de faibles niveaux de bon cholestérol et un faible niveau de la protection GPX3. La nouvelle recherche, publiée par PLoS One, appuie l’opinion que les antioxydants naturels peuvent offrir les avantages du corps humain profonds. “Dans notre étude, nous avons constaté que les personnes ayant des niveaux élevés de l’enzyme GPX3 et de faibles niveaux de bon cholestérol étaient six fois moins susceptibles de développer une maladie cardiovasculaire que les personnes ayant de faibles niveaux de fois”, a déclaré l’auteur principal de Jordan L. Holtzman, MD, Ph.D., professeur de pharmacologie et de médecine au sein de l’Université du Minnesota Medical School. “Cette enzyme GPX3 nous donne une bonne raison de croire que les antioxydants naturels comme GPX3 sont bons pour la santé cardiaque.” La combinaison de taux bas de HDL et GPX3 faible affecte environ 50 millions de personnes, soit un adulte sur quatre – aux États-Unis Cette condition peut conduire à des mortels crises cardiaques et accidents vasculaires cérébraux . Les chercheurs continuent à chercher de nouvelles façons de mieux prédire qui est à risque pour ces maladies et comment les patients peuvent limiter l’impact de la maladie une fois qu’elle est diagnostiquée. «Il est important de souligner que les gens ne devraient pas se précipiter à leurs médecins et les tests de la demande pour l’enzyme GPX3», a déclaré Holtzman. “Mais dans le temps, nous espérons que la mesure de cette enzyme sera un test sanguin commune pour déterminer si un patient est à risque de maladie cardio-vasculaire, y compris les crises cardiaques et accidents vasculaires cérébraux.” Pour arriver à ses résultats, Holtzman et ses collègues ont étudié les trois principaux facteurs de risque de maladie cardiovasculaire: hypertension artérielle cholestérol, le tabagisme et haute. Les données suggèrent que les personnes ayant de faibles niveaux de HDL et GPX3 étaient six fois plus susceptibles de mourir d’une maladie cardio-vasculaire, y compris une crise cardiaque ou un AVC, que ceux qui ont de faibles niveaux de HDL et des niveaux élevés de GPX3.

GPX3

GPX3

L’étude a examiné 130 échantillons stockés à partir de l’Enquête auprès des participants coeur du Minnesota qui sont morts de maladies cardio-vasculaires après 5-12 ans de suivi des soins. Les âges des patients étudiés variait de 26-85 ans. Leurs données ont été comparées à 240 échantillons de contrôle. “Il s’agit d’une enzyme importante pour les personnes ayant un cholestérol HDL bas», a déclaré Holtzman. “Nous pensons que des recherches plus poussées seront importants pour déterminer le rôle futur de GPX3 et quels médicaments peuvent servir à accroître son activité dans le sang.


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Antioxydants naturels puissants: Les antioxydants sont des substances – vitamines, oligo-Ă©lĂ©ments, micronutriments – qui diminuent l’oxydation d’autres substances chimiques et qui protègent l’organisme contre les dommages causĂ©s par les radicaux libres.

Ces derniers, naturellement prĂ©sents dans l’organisme, sont parfois fabriquĂ©es en excès par nos cellules, notamment sous l’effet de la pollution, du tabac, des rayons UV… Cela peut alors engendrer le vieillissement prĂ©maturĂ© des cellules et le dĂ©veloppement de certaines maladies.

On parle beaucoup des effets bĂ©nĂ©fiques des antioxydants ces dernières annĂ©es et l’industrie agroalimentaire met en avant leur prĂ©sence dans ses produits afin de dynamiser ses ventes. Elle les utilise Ă©galement, pour Ă©viter le rancissement des corps gras par exemple.

Les antioxydants sont naturellement prĂ©sents dans certains aliments comme les produits non raffinĂ©s (sucre complet, farine complète, cĂ©rĂ©ales complètes…), les fruits et lĂ©gumes (lĂ©gumes verts, agrumes, carottes, poivrons…), les crevettes, les olĂ©agineux etc.

On classe les additifs antioxydants utilisĂ©s dans l’industrie agroalimentaire en huit familles :
– acide ascorbique (E300), ascorbates de sodium (E301), de calcium (E302), acide diacĂ©tyl 5-6-1-ascorbique (E303), acide palmityl 6-1-ascorbique (E304) ;
– acide citrique (E330), citrates de sodium (E331), de potassium (E332) et de calcium (E333) ;
– acide tartrique (E334), tartrates de sodium (E335), potassium (E336) et de sodium et de potassium (E337) ;
– butylhydroxyanisol (E320) et butylhydroxytoluol (E321) ;
– gallates d’octyle (E311) ou de dodĂ©cyle (E312) ;
– lactates de sodium (E325), de potassium (E326) ou de calcium (E327) ;
– lĂ©cithines (E322) ;
– tocophĂ©rols naturels (E306), alpha-tocophĂ©rol de synthèse (E307), gamma-tocophĂ©rol de synthèse (E308) et delta-tocophĂ©rol de synthèse (E309).


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Un antioxydant naturel puissant est une molĂ©cule qui diminue ou empĂŞche l’oxydation d’autres substances chimiques.

L’oxydation fait partie d’une rĂ©action d’oxydo-rĂ©duction qui transfère des Ă©lectrons d’une substance vers un agent oxydant. Cette rĂ©action peut produire des radicaux libres qui entraĂ®nent des rĂ©actions en chaĂ®ne destructrices. Les antioxydants sont capables de stopper ces rĂ©actions en chaĂ®ne en se rĂ©duisant avec les radicaux libres et annihilant ainsi leur action. Ces propriĂ©tĂ©s se trouvent beaucoup dans les familles des thiols et des phĂ©nols.
Bien que les rĂ©actions d’oxydation soient nĂ©cessaires Ă  la vie, elles peuvent aussi ĂŞtre destructrices : les plantes et les animaux utilisent et produisent de nombreux antioxydants pour se protĂ©ger, tels le glutathion, la vitamine C et la vitamine E, ou des enzymes comme la catalase, la superoxyde dismutase et certaines peroxydases. Une dĂ©ficience ou une absence de production d’enzymes antioxydantes entraĂ®ne un stress oxydatif pouvant endommager ou dĂ©truire les cellules. De mĂŞme, notre organisme est capable de produire, Ă  partir de l’acide aminĂ© cystĂ©ine, un antioxydant puissant, l’acide alpha-lipoĂŻque, encore appelĂ© lipoate.
Le stress oxydatif a Ă©tĂ© mis en cause dans la pathogĂ©nèse de nombreuses maladies humaines, l’utilisation des antioxydants en pharmacologie est donc beaucoup Ă©tudiĂ©e pour traiter notamment les accidents vasculaires cĂ©rĂ©braux et les maladies neurodĂ©gĂ©nĂ©ratives. Toutefois, on ne sait pas encore si le stress oxydatif est la cause ou la consĂ©quence de ces maladies. Les antioxydants sont aussi des ingrĂ©dients importants des complĂ©ments alimentaires dans le but d’entretenir la santĂ© et de prĂ©venir certaines maladies, comme le cancer ou les maladies coronariennes. MĂŞme si des Ă©tudes suggèrent que les complĂ©ments d’antioxydants sont bĂ©nĂ©fiques Ă  la santĂ© , de larges Ă©tudes cliniques ne leur ont pas trouvĂ© d’avantages particuliers et ont mĂŞme retrouvĂ© qu’un excès de supplĂ©ments (ou complĂ©ments) en antioxydants pouvait parfois avoir des effets nĂ©gatifs.
Les antioxydants sont aussi beaucoup utilisĂ©s par l’industrie comme conservateurs pour les aliments, les cosmĂ©tiques, ou encore pour prĂ©server le caoutchouc ou l’essence.

Histoire

Le terme antioxydant (on dit parfois antioxygène) Ă©tait Ă  l’origine utilisĂ© pour dĂ©signer les substances chimiques qui empĂŞchent les rĂ©actions avec l’oxygène. Ă€ la fin du xixe siècle et au dĂ©but du xxe siècle les propriĂ©tĂ©s des antioxydants ont Ă©tĂ© largement Ă©tudiĂ©es pour leur utilisation dans les procĂ©dĂ©s industriels afin de rĂ©duire par exemple la corrosion des mĂ©taux, la vulcanisation du caoutchouc et la polymĂ©risation des carburants dans les moteurs Ă  explosion.
En biologie, les premières recherches sur les antioxydants concernèrent la rĂ©duction de l’oxydation des acides gras insaturĂ©s, cause du rancissement. L’activitĂ© antioxydante Ă©tait facilement mesurĂ©e en enfermant des corps gras dans des rĂ©cipients hermĂ©tiques avec de l’oxygène, puis en vĂ©rifiant le taux d’absorption de ce dernier. Cependant, ce n’est qu’avec l’identification des vitamines A, C et E qu’est apparue l’importance des antioxydants dans la biochimie des organismes vivants.
Les mĂ©canismes possibles des antioxydants ont Ă©tĂ© Ă©tudiĂ©s Ă  partir du moment oĂą l’on a compris qu’une substance antioxydante devait ĂŞtre elle-mĂŞme facilement oxydable. Les recherches sur l’action de la vitamine E dans la limitation de l’oxydation des lipides ont dĂ©montrĂ© son rĂ´le dans l’Ă©limination des molĂ©cules contenant un atome d’oxygène actif avant que ces derniers n’attaquent les cellules.

L’importance des antioxydants

Un paradoxe du mĂ©tabolisme de la vie sur Terre est que la majoritĂ© des ĂŞtres vivants ont besoin de dioxygène pour assurer leur existence alors que le dioxygène est une molĂ©cule hautement rĂ©active qui produit des dĂ©gradations sur les organismes vivants. Cependant, les organismes possèdent un système d’antioxydants et d’enzymes qui agissent ensemble pour empĂŞcher l’endommagement des composants des cellules comme l’ADN, les lipides et les protĂ©ines.
Les antioxydants empĂŞchent la formation des molĂ©cules très rĂ©actives ou provoquent l’Ă©limination de ces espèces avant d’endommager les constituants de la cellule.

Propriétés

D’un point de vue chimique, un antioxydant n’est qu’un composĂ© rĂ©ducteur : il va donc pouvoir rĂ©agir avec un oxydant pour le neutraliser. Les antioxydants vont ainsi rĂ©duire les radicaux libres si dangereux pour l’organisme en raison de leur pouvoir oxydant très Ă©levĂ©. Ainsi, les antioxydants prĂ©sents dans les aliments protègent les molĂ©cules organiques, par exemple les graisses ou l’ADN, de l’oxydation et semblent jouer un rĂ´le protecteur contre la cancĂ©rogenèse.

Les antioxydants dans l’alimentation

Les antioxydants les plus connus sont le Ăź-carotène (provitamines A), l’acide ascorbique (vitamine C), le tocophĂ©rol (vitamine E), les polyphĂ©nols et le lycopène. Ceux-ci incluent les flavonoĂŻdes (très rĂ©pandus dans les vĂ©gĂ©taux), les tanins (dans le cacao, le cafĂ©, le thĂ©, le raisin, etc.), les anthocyanes (notamment dans les fruits rouges) et les acides phĂ©noliques (dans les cĂ©rĂ©ales, les fruits et les lĂ©gumes).
La prĂ©sence d’antioxydants est souvent allĂ©guĂ©e comme argument publicitaire pour un effet bĂ©nĂ©fique sur la santĂ©. Les preuves de ses effets sont cependant faibles.

Fruits riches en antioxydants

Les fruits sont riches en antioxydants, notamment ceux dits rouges, tels les airelles, du fait de la prĂ©sence conjuguĂ©e de vitamine C et de polyphĂ©nols. Le pouvoir antioxydant d’un aliment, c’est-Ă -dire sa capacitĂ© de rĂ©sister Ă  l’oxydation, s’exprime en unitĂ©s ORAC (Oxygen Radical Absorbance Capacity : cette valeur mesure la capacitĂ© de l’aliment Ă  neutraliser le radical peroxyle) :
Outre ses vertus mĂ©dicales reconnues notamment par l’Agence Française de SĂ©curitĂ© Sanitaire des Aliments (AFSSA) pour prĂ©venir et traiter certaines infections urinaires, la canneberge bĂ©nĂ©ficie aussi d’un taux record d’antioxydants ORAC (indice) avec 9584 unitĂ©s pour 100 g.
Il convient d’ajouter Ă  cette liste de fruits les espèces les plus riches, Ă  l’instar de la tomate, en lycopène (tĂ©traterpène, pigment liposoluble rouge et puissant antioxydant de la famille de carotĂ©noĂŻdes), Ă  savoir: la pastèque, la goyave, la papaye… qui se rangent parmi les fruits ayant la plus forte concentration d’antioxydants.
Le mangoustan — fruit du mangoustanier — est rĂ©putĂ© contenir de puissants antioxydants naturels, dont au moins 40 xanthones. L’Ă©corce du fruit contient notamment des vitamines, des catĂ©chines, des stilbènes et des xanthones, dont l’alpha-mangoustin3.
Dans les Alpes de Haute Provence une sociĂ©tĂ© dĂ©veloppe des plants d’argousier (ARGALP-700) dont les baies ont un taux record d’antioxydants ORAC (indice) avec 22 000 unitĂ©s pour 100 g.

LĂ©gumes riches en antioxydants

L’avocat, l’artichaut, le cresson, l’ail, le chou vert, l’Ă©pinard, l’asperge, le chou de Bruxelles, le germe de luzerne, le brocoli, la betterave et le poivron rouge sont les lĂ©gumes ayant la plus forte concentration d’antioxydants.
On attribue le caractère antioxydant de ces aliments à leur riche teneur en vitamine C, caroténoïdes (dont les lycopènes), flavonoïdes, composés phénoliques, terpénoïdes et resvératrol.
Lors de la cuisson, certains antioxydants tels que la vitamine C sont inactivĂ©s, alors que d’autres se transforment pour devenir plus actifs ou plus facilement absorbables par le système digestif. C’est le cas des lycopènes de la tomate. En effet, la cuisson de la tomate augmente la quantitĂ© de lycopène biodisponible, la chaleur le libĂ©rant des cellules de la tomate. Ainsi, il y a environ quatre fois plus de lycopène biodisponible dans la sauce tomate que dans la tomate fraĂ®che.

Produits dérivés riches en antioxydants

Le sirop d’Ă©rable, un produit dĂ©rivĂ© de la sève de l’Ă©rable, contient plus de 20 antioxydants.
Le vin rouge, est notamment riche en polyphĂ©nols, c’est pourquoi la consommation d’un verre de vin rouge par jour Ă  un effet bĂ©nĂ©fique pour la santĂ©, notamment un rĂ´le protecteur vis-Ă -vis des maladies cardio-vasculaire.

Famille d’additifs antioxydants

Les nombreux additifs antioxydants utilisĂ©s dans l’industrie agro-alimentaire se rĂ©partissent en huit familles :
acide ascorbique ou vitamine C (E300), ascorbates de sodium (E301), de calcium (E302), acide diacétyl 5-6-1-ascorbique (E303), acide palmityl 6-1-ascorbique (E304) ;
acide citrique (E330), citrates de sodium (E331), de potassium (E332) et de calcium (E333) ;
acide tartrique (E334), tartrates de sodium (E335), potassium (E336) et de sodium et de potassium (E337) ;
butylhydroxyanisol (E320) et butylhydroxytoluol (E321) ;
gallates d’octyle (E311) ou de dodĂ©cyle (E312) ;
lactates de sodium (E325), de potassium (E326) ou de calcium (E327) ;
lécithines (E322) ;
tocophĂ©rols naturels (E306), alpha-tocophĂ©rol de synthèse (E307), gamma-tocophĂ©rol de synthèse (E308) et delta-tocophĂ©rol de synthèse (E309), l’ensemble des tocophĂ©rols constituant la vitamine E.

Tout sur les antioxydants

Tout sur les antioxydants

Antioxydants et santé

De nombreuses Ă©tudes ont tentĂ© d’Ă©tudier l’impact de la prise de supplĂ©ments alimentaires d’antioxydants dans la prĂ©vention de diffĂ©rentes maladies. Les rĂ©sultats de ces Ă©tudes sont discordants.
Un régime alimentaire riche en antioxydants permettrait de vivre « jeune » plus longtemps. Parmi les aliments protecteurs figurent entre autres les céréales complètes, le lait de soja enrichi en calcium, le parmesan, le yaourt, la carotte, le brocoli et les différentes jeunes pousses. Alors que les chips, la pomme de terre frite, les fromages gras, le lait entier et le riz blanc à cuisson rapide sont des aliments accélérateurs de vieillissement.

La méta-analyse JAMA 2007

Une équipe danoise et serbe a publié en février 2007 une méta-analyse, réactualisée en 2008, de tous les essais randomisés utilisant des antioxydants en prévention primaire et secondaire.
Toutes les études randomisées chez les adultes comparant le Bêta-carotène, la vitamine A, la vitamine C, la vitamine E ou le sélénium, soit de manière isolée ou combinée à un placebo ou à l´absence d´intervention ont été incluses dans cette analyse ce qui représente soixante huit études randomisées portant sur 232 606 participants.
Les rĂ©sultats de cette mĂ©ta-analyse ne montrent pas d’effet significatif des supplĂ©ments anti-oxydants sur la mortalitĂ© (RR = 1.02, IC 95 % 0.98-1.06). Les analyses en mĂ©ta-rĂ©gression multivariĂ©e ont montrĂ© que les Ă©tudes ayant de faibles biais et le sĂ©lĂ©nium (RR = 0.998, IC 95 % 0.997-0.9995) Ă©taient significativement associĂ©es Ă  la mortalitĂ©. Dans quarante sept des Ă©tudes Ă  faible biais portant sur 180 938 participants, les supplĂ©ments par antioxydants augmentaient de façon significative la mortalitĂ© (RR = 1.05, IC 95 % 1.02-1.08). Après exclusion des essais portant sur le sĂ©lĂ©nium, le BĂŞta-carotène (RR = 1.07, IC 1.02-1.11), la vitamine A (RR = 1.16, IC 1.10-1.24) et la vitamine E (RR = 1.04, IC 1.01-1.07) de façon isolĂ©e ou combinĂ©e augmentaient de façon significative la mortalitĂ©.
Les auteurs concluent donc que:
Les supplĂ©ments en anti-oxydants n’avaient pas d’effet significatif sur la mortalitĂ©
Une supplémentation avec le Bêta-carotène, la vitamine A et la vitamine E augmentait la mortalité.
Les effets de la vitamine C et du sĂ©lĂ©nium sur la mortalitĂ© ne pouvaient ĂŞtre dĂ©terminĂ©s par l’Ă©tude et nĂ©cessitaient des investigations complĂ©mentaires.
L’Ă©tude SU.VI.MAX[modifier]
Dès les annĂ©es 1980, on envisagea une relation entre la consommation de fruits et lĂ©gumes et un effet protecteur contre la cancĂ©rogenèse. Cette hypothèse, inspirĂ©e notamment par les effets bĂ©nĂ©fiques du rĂ©gime mĂ©diterranĂ©en (plus prĂ©cisĂ©ment du rĂ©gime crĂ©tois), ayant Ă©tĂ© confirmĂ©e par une vingtaine d’études, on supposa que l’effet antioxydant de certains aliments en Ă©tait Ă  l’origine.
CommencĂ©e en 1994, l’Ă©tude française SU.VI.MAX 7,8 (pour SupplĂ©ments en vitamines et minĂ©raux antioxydants) a suivi pendant 8 ans près de 13 000 adultes âgĂ©es de 35 Ă  60 ans afin de dĂ©terminer l’efficacitĂ© d’une supplĂ©mentation journalière en vitamines antioxydantes (vitamine C, 120 mg, vitamine E, 30 mg, et beta-carotene, 6 mg) et en minĂ©raux (sĂ©lĂ©nium, 100 microg, et zinc, 20 mg) Ă  doses nutritionnelles, dans la rĂ©duction des principales causes de mortalitĂ© prĂ©coce (cancers et maladies cardiovasculaires). Ses rĂ©sultats montrent que l’apport d’antioxydants, Ă  des doses comparables Ă  celles d’une alimentation saine, font baisser de plus de 30 % le risque de cancer et la mortalitĂ© des hommes. En revanche, aucune diffĂ©rence n’a pu ĂŞtre mise en Ă©vidence chez les femmes, peut-ĂŞtre parce qu’elles consomment plus de fruits et lĂ©gumes que les hommes ou qu’elles fument moins.
Ces rĂ©sultats incitent Ă  manger beaucoup de fruits et lĂ©gumes, sources d’antioxydants mais aussi de sels minĂ©raux et de vitamines. On a estimĂ© que 9 % des cancers pourraient ĂŞtre Ă©vitĂ©s en France grâce Ă  une consommation quotidienne de cinq portions de fruits et lĂ©gumes, une portion correspondant Ă  un gros fruit, 100 g de cruditĂ©s ou 200 g de lĂ©gumes cuits.
Les rĂ©sultats discordants pourraient s’expliquer par l’origine de l’antioxydant : les formes chimiques naturelles, qui existent dans la nature (aliments) seraient les seules efficaces. Un excès d’antioxydants, notamment synthĂ©tiques, serait nocif. Prenant l’exemple de la vitamine E, gĂ©nĂ©ralement proposĂ©es dans les supplĂ©ments sous la forme d’alpha-tocophĂ©rol, on constate que dans la nature, elle est plus souvent sous la forme de bĂ©ta-tocotrienol. D’oĂą les biais possibles dans les Ă©tudes.

L’expĂ©rience de S. Hekimi

Siegfried Hekimi a modifiĂ© gĂ©nĂ©tiquement des vers (C. elegans) pour leur faire produire un excès de radicaux libres. Or ceux-ci semblent avoir ralenti le vieillissement, comme un signal du vieillissement donnĂ© Ă  l’organisme. Parmi les vers gĂ©nĂ©tiquement modifiĂ©s, ceux soumis Ă  un rĂ©gime riche en vitamine C ont eu une vie plus courte. L’auteur conclut : « il n’y a pas de raison justifiant l’usage des antioxydants pour prĂ©venir les maladies associĂ©es Ă  l’âge. »

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