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La vitamine C antioxydants naturel puissant (acide ascorbique) C’est un nutriment essentiel, ce qui signifie que les êtres humains sont incapables de la synthétiser, et qu’elle doit donc être obtenue à partir de l’alimentation. Les principales sources de vitamine C sont les fruits (en particulier les baies) et les légumes-feuilles.

On peut exceptionnellement trouver de fortes concentrations de vitamine C dans le cassis, les agrumes, les kiwis, les poivrons, les brocolis, le chou et le persil. La vitamine C est souvent utilisée comme additif dans la transformation des aliments. Une orange ou un kiwi par jour peuvent être suffisants pour couvrir vos besoins quotidiens en vitamine C.

La vitamine E

Elle n’est synthétisée que dans les plantes. Parce que les êtres humains ne sont pas capables de fabriquer leur propre vitamine E, celle-ci doit être apportée par l’alimentation. La vitamine E est présente dans les huiles végétales, les pépins, le germe et les grains de blé. Les huiles végétales et les aliments qui en contiennent, comme la margarine et la mayonnaise, sont de bonnes sources, tandis que les fruits, les baies et les légumes contiennent également un peu de vitamine E. Le manque de vitamine E est rare, et la dose journalière recommandée est fournie, par exemple, par une cuillère à soupe d’huile de tournesol, ou deux cuillères à soupe d’huile de colza, ou une petite tasse de noix.

Les caroténoïdes

Ce sont des composés pigmentés présents dans les fruits et les légumes. L’un des caroténoïdes, le béta-carotène, est un précurseur de la vitamine A, ayant un effet antioxydant. D’autres composés de la vitamine A (les rétinoïdes) ne possèdent pas ces propriétés anti-oxydantes. Les caroténoïdes, comme la vitamine E, sont liposolubles et donc s’accumulent dans les tissus. Le béta-carotène (dans les carottes), le lycopène (dans les tomates) et la lutéine (dans les épinards) sont les caroténoïdes les plus recherchés, et la preuve est faite qu’ils peuvent avoir des effets bénéfiques sur la santé. Les agrumes et le maïs constituent d’autres bonnes sources de ces composés fonctionnels dans l’alimentation. Il n’existe pas d’AJR (Apport Journalier Recommandé) pour les caroténoïdes seuls, mais un mélange de fruits et de légumes (5 portions par jour) est conseillé pour une bonne santé.

Un projet appelé ‘MODEM’ a montré que, pour que les caroténoïdes soient correctement libérés et absorbés, les cellules des fruits et des légumes doivent être cassées (décomposées) avant de pénétrer dans l’estomac. Couper, couper en dés, hacher les fruits et légumes, casse les cellules, de même que le fait de mâcher. En outre, faire cuire et transformer les fruits et légumes ne réduit pas la teneur en caroténoïdes et, dans la plupart des cas, il en résulte une plus grande libération et une meilleure absorption des caroténoïdes.

Le même phénomène a été découvert avec les tomates : les scientifiques, dans une action concertée financée par l’UE, ont révisé un certain nombre d’études sur les tomates et ont conclu que, contrairement aux croyances populaires, les tomates transformées apportent énormément plus de lycopène, le principal antioxydant des tomates, que les tomates fraîches.

Les antioxydants naturels essentiel au bon équilibre

Les antioxydants naturels essentiel au bon équilibre

Le sélénium

C’est est un oligo-élément, largement distribué à des concentrations relativement faibles dans la chaîne alimentaire humaine. Le sélénium est un nutriment essentiel et joue un rôle majeur dans le système de défense antioxydant. La viande et les produits laitiers, les œufs, les noix du Brésil et les produits à base de blé constituent de bonnes sources de ce nutriment, et la dose recommandée de 55 µg /jour (recommandation de l’UE) est facilement atteinte avec un régime alimentaire sain et équilibré, contenant une bonne variété de légumes, de produits céréaliers, de viande maigre, de poisson, de produits laitiers et de fruits.

Les folates

Elles font partie des vitamines les plus récemment identifiées. Les folates se trouvent à l’état naturel dans les plantes vertes et la levure, et sont abondants dans le foie et les reins. Il a été établi en conclusion qu’un mauvais apport de folates pendant les stades précoces du développement embryonnaire augmente le risque d’anomalie du tube neural, comme le Spina Bifida. En outre, dans certains pays, les aliments sont couramment enrichis d’acide folique, et il est conseillé aux femmes souhaitant être enceintes de prendre des compléments d’acide folique. Les folates participent à la synthèse de l’ADN. Les faibles taux sanguins de folate sont également connus pour représenter un facteur de risque indépendant de cardiopathie. Les folates font baisser le taux d’homocystéine dans le sang, et plus le taux d’homocystéine dans le plasma est faible, plus le risque de cardiopathie est faible. Néanmoins, des recherches supplémentaires sont nécessaires pour déterminer si le fait d’augmenter les apports en folates / acides foliques peut faire baisser le risque de cardiopathie. Manger quotidiennement des légumes verts frais, des fruits et des baies garantit un apport suffisant de folates.

Le développement du nourrisson et le risque de cardiopathie des femmes enceintes sont au cœur du projet ‘NUHEAL’. Des boissons, des yaourts, des aliments pour bébés et une formule de nutrition maternelle enrichis de folates et d’acides gras polyinsaturés n-3 à longue chaîne seront développés. Des études nutritionnelles auprès de femmes enceintes élucideront si le taux d’homocystéine dans le plasma peut être abaissé au cours de la grossesse par les folates, et si cela améliore l’ingestion de ces acides gras par le bébé à naître. L’objectif d’un autre projet, appelé ‘FOLATE FUNC HEALTH’, est de concilier les intérêts commerciaux avec ceux des consommateurs afin de donner aux aliments riches et enrichis en folates des bénéfices particuliers pour des fonctions et une santé optimales.

Le cuivre

C’est un oligo-élément qui participe au maintien des systèmes de défense anti-oxydants dans l’organisme. Les céréales, les légumes et les produits laitiers constituent les principales sources de ce nutriment, et un régime alimentaire normal, équilibré satisfait aisément à la dose nécessaire de 1 à 2 mg /jour. Les scientifiques du projet ‘FOODCUE’ ont découvert au cuivre un effet protecteur contre l’oxydation nocive dans les globules rouges.

Le zinc

C’est important pour les mécanismes de défense de l’organisme contre les maladies inflammatoires. Un régime équilibré est le meilleur moyen de garantir un apport de zinc adéquat. Les principales sources alimentaires du zinc sont les céréales, les produits laitiers et les produits carnés. Un projet récemment lancé, du nom de ‘ZENITH’, se concentre spécialement sur le zinc, et les chercheurs tentent de découvrir le rôle du zinc dans la prévention des maladies chroniques et dégénératives liées au vieillissement.

Le mécanisme sur lequel reposent le vieillissement et l’initiation des maladies liées à l’âge, telles que la démence, le cancer et les maladies de l’audition, est la production de molécules hautement réactives qui s’oxydent, c’est à dire endommagent les composants des cellules, entraînant un mauvais fonctionnement, ou même la mort de ces dernières. Les scientifiques du projet ‘EUROFEDA’ enquêtent sur la manière dont les antioxydants sont fournis au mieux par un régime alimentaire équilibré, ou via des compléments, et sur les quantités nécessaires pour vieillir en bonne santé. Les vitamines liposolubles A et E, ainsi que leur rôle dans le vieillissement, sont la cible d’un autre groupe de scientifiques, travaillant ensemble dans le cadre du projet ‘VITAGE’.
Comme nous l’avons vu, les plantes sont riches en micronutriments, mais elles contiennent également une immense variété d’autres métabolites actifs sur le plan biologique, apportant couleur, saveur, et toxicité naturelle aux animaux, et parfois même aux êtres humains. Ces composés végétaux ne sont pas considérés comme étant des nutriments, et il n’existe donc pas de recommandation quant à leur dose journalière, du moins pas pour le moment. Le lecteur trouvera dans ce qui suit une brève introduction à cette deuxième catégorie d’antioxydants.

Les flavonoïdes

Ce sont des métabolites végétaux avec des propriétés antioxydantes efficaces. Ces dix dernières années, des recherches intensives ont été menées sur les effets des flavonoïdes sur la santé. Il a été suggéré que les flavonoïdes puissent avoir un rôle protecteur contre les dommages causés par le cholestérol dans les vaisseaux sanguins, mais des recherches supplémentaires sont encore nécessaires. Les flavonoïdes sont présents dans la plupart des légumes, des fruits, des baies et des boissons (thé, vin et jus de fruits). A l’avenir, il sera peut-être également possible de développer des plantes ayant des concentrations élevées en antioxydants. Dans un projet appelé ‘PROFOOD’, les chercheurs essaient de mettre au point un plant de tomates avec une teneur élevée en flavonoïdes, et de transférer cette technologie à d’autres cultures, dont les céréales.

Les colorants

Ceux des baies (baie de goji) fortement colorées, telles que les baies rouges, les myrtilles et le cassis, sont des flavonoïdes appelés anthocyanes. Ils peuvent jouer un rôle dans la prévention des cardiopathies. Dans le projet ‘ANTHOCYANIN BIOACTIV’, les scientifiques étudient les propriétés fonctionnelles des anthocyanes et des ingrédients alimentaires riches en anthocyane, ainsi que l’influence de ces composés sur les facteurs de risque des maladies du cœur.

Pendant la production d’huile d’olive, il apparaît d’importantes quantités d’eaux résiduaires du moulin à olives. L’élimination de ces déchets représente à la fois un problème écologique et des coûts importants pour la communauté. Cependant, cette eau contient une large part des composés antioxydants présents à l’origine dans les olives. Dans un autre projet européen, des chercheurs ont été en mesure d’extraire ces composés antioxydants des eaux résiduaires, et ceux-ci sont à présent utilisés dans l’industrie en tant qu’agents de conservation alimentaire.

Un projet financé par l’UE, connu sous le nom de ‘WCVD’, tente de résoudre le mystère du «paradoxe français». Celui-ci fait référence au fait que, au sein de la population française, l’incidence et les taux de mortalité des maladies coronariennes soient relativement faibles, bien qu’aucun des facteurs de risque de la maladie (tels que la présence de cholestérol dans le sang et l’ingestion d’acides gras saturés) ne soit plus faible en France que dans les autres pays européens. Les antioxydants du vin sont aujourd’hui soupçonnés d’avoir des activités qui protègent les parois artérielles contre la maladie, et ce sujet est toujours à l’étude. En plus de ces informations, nous savons tous que le vin rouge est une boisson populaire partout en France. Ces deux faits mis côte à côte peuvent expliquer, au moins en partie, le «paradoxe français».

Les phytoestrogènes

On les retrouve dans le soja, le blé complet, les baies et les graines de lin. Ces estrogènes végétaux ont une similarité de structure avec les estrogènes des mammifères, et on s’intéresse beaucoup à l’éventualité que ces composés puissent réprimer la croissance des tumeurs hormono-dépendantes du sein et des organes reproductifs. Une fois encore, le mécanisme causal n’a pas été prouvé, et il existe une forte possibilité de confusion, due à d’autres facteurs alimentaires. Le tofou et le lait de soja sont d’excellentes sources d’estrogènes végétaux.

Plusieurs équipes de scientifiques européens mettent leurs efforts en commun pour explorer le rôle joué par les phytoprotecteurs phénoliques dans la prévention des phases d’initiation, de promotion et de progression du cancer. Ces équipes ont quantifié la teneur en phytoestrogène de différents aliments. Dans un projet en cours, ‘PHYTOPREVENT’, les effets des phytoestrogènes sur le développement des cancers du sein et de la prostate, ainsi que l’influence des variations individuelles sur le risque de cancer, sont étudiés en profondeur. Un type de phytoestrogène, appelé isoflavone, principalement présent dans le soja et les produits à base de soja, pourrait également jouer un rôle dans la prévention de l’ostéoporose chez les femmes après la ménopause. Utilisant des aliments enrichis en isoflavone, spécialement conçus pour la circonstance, un essai clinique d’un an avec des volontaires sera mené dans trois pays européens, et les modifications possibles du métabolisme osseux seront évaluées dans le nouveau projet ‘PHYTOS’.

Les glucosinolates présents dans les brassica telles que le chou, le chou vert et les brocolis, semblent offrir une protection particulièrement élevée contre le cancer du poumon et de l’appareil gastro-intestinal. Les plus importants d’un point de vue nutritionnel sont les isiothiocyanates, un groupe de composés épicés et amers, communément appelés «huiles de moutarde». Les isiothiocyanates sont la principale source de goût des moutardes, des radis et des légumes plus doux. Les jeunes pousses de brocoli et de chou-fleur contiennent, comparativement à celles qui sont mûres, des taux d’isothiocyanates beaucoup plus élevés. Dans un projet appelé ‘EFGLU’, on est arrivé à la conclusion qu’aussi bien les brassicées crues que cuites contiennent des glucosinolates protecteurs.

En fait, les effets de ces métabolites végétaux sur la santé sont probablement dus à l’équilibre entre tous les composants, vitamines, fibres, minéraux et ces substances chimiques végétales, plutôt qu’à une seule substance. Très peu de choses ont été prouvées concernant les avantages des compléments phytochimiques vendus en parapharmacie, et il est donc plus sage de manger des légumes, des fruits et des céréales complètes plutôt que des pilules et des poudres chimiques. De plus, une concentration élevée de certains de ces produits chimiques peut agir comme une drogue et être toxique, et peut-être même contribuer à la croissance de cellules cancéreuses.


2 Comments

  1. Plard
    Posted juin 21, 2017 at 2:16 | Permalink

    Pensez-vous qu’une consommation de compléments alimentaires (quoique dits antioxydants) puissent contribuer au développement des cellules responsables de l’endométriose ?
    Merci pour la réponse que vous pourrez m’apporter ou les références vers lesquelles vous pourrez me diriger.

    PS je compte sur vous pour la non diffusion de mon mail

    • Posted juin 22, 2017 at 4:43 | Permalink

      Bonjour,
      L’endométriose est une maladie chronique souvent douloureuse dans laquelle le tissu qui tapisse normalement l’intérieur de l’utérus (l’endomètre) commence à se développer hors de l’utérus. Le plus souvent, la croissance de tissus formés de cellules endométriales a lieu sur les trompes de Fallope, les ovaires, les ligaments soutenant l’utérus et sur la surface extérieure de l’utérus. Plus rarement, ces tissus se fixent sur les organes avoisinants de la cavité pelvienne, comme le péritoine, la vessie, le côlon, la vessie ou le rectum. Enfin, exceptionnellement, ils se retrouvent à des endroits très éloignés de l’utérus, comme les poumons, le cerveau, le tube digestif, l’appendice, la peau, les bras ou les cuisses.

      L’endomètre est soumis à des modifications hormonales cycliques depuis la puberté jusqu’à la ménopause. Avec la chute des taux sanguins d’œstrogènes et de progestérone, une partie de l’endomètre utérin épaissi en vue d’une potentielle grossesse, se désagrège et saigne : ce sont l’apparition des règles. De la même façon, dans le cas d’une endométriose, la présence de muqueuses utérines dans d’autres parties du corps sous forme des petites sphères, vont réagir aux hormones en saignant et en se détachant de la paroi. Il en résulte une irritation des organes avoisinants et parfois la formation de kystes ou d’adénomyoses (endométriose interne).

      La première étape, la plus importante contre l’endométriose est de suivre un régime anti-inflammatoire faible en toxines.

      Enlevez de votre diète : les produits laitiers, les produits contenant du gluten, le maïs, et les sucres; tous créent de l’inflammation.
      Consommez beaucoup de légumes frais, en particulier des crucifères : chou frisé, chou, brocoli, les choux de Bruxelles et des petits fruits.
      Toute la viande doit être biologique pour éviter les produits chimiques et les excès d’hormones. De préférence, privilégiez les aliments biologiques.
      Évitez d’utiliser les plastiques. Ils sont la principale source qui augmente la charge de l’œstrogène (ceux-ci sont appelés xénoestrogènes) qui peut causer des ravages hormonaux et aggraver l’endométriose. Évitez les aliments qui viennent dans une pellicule de plastique souple, les bouteilles d’eau en plastique. N’utilisez jamais un contenant de plastique au four à micro-ondes : avec la chaleur, les œstrogènes migrent du plastique à vos aliments.
      La caféine peut aggraver l’endométriose chez certaines femmes; si vous buvez du café chaque jour, essayez quelques mois sans. Optez plutôt pour le thé vert qui est un antioxydant et peut être particulièrement utile si vous avez l’endométriose.
      Gardez votre glycémie – taux de sucre dans le sang -, stable, car cela vous aidera à garder l’inflammation sous contrôle et vous empêche d’avoir des « rages de sucre » ou de pain.
      Sachez qu’être en surpoids augmente la probabilité d’avoir plus d’œstrogènes et d’inflammation. Le régime anti-inflammatoire est un excellent moyen de perdre du poids sans avoir à travailler trop dur pour essayer!

      Herbes et suppléments pour aider l’endométriose
      Voici mon plan avec les herbes et produits naturels en cinq étapes à ajouter à votre alimentation anti-inflammatoire. Attention, ils ne doivent pas être pris pendant la grossesse, mais peuvent être pris jusqu’à la conception.

      1. Réduire l’inflammation
      La curcumine (curcuma bio) disponible sur https://www.biologiquement.com/, la broméline (de l’ananas), la quercétine (à partir de pommes, d’oignons et d’autres sources végétales), la racine de gingembre, le Boswellia et l’huile de poisson sont tous des anti-inflammatoires incroyables. Non seulement l’inflammation va être réduite, mais ces herbes peuvent aussi soulager la douleur au fil du temps.

      2. Prévenir et réparer les dommages avec des antioxydants
      Les antioxydants aident à prévenir et à inverser les dommages des tissus locaux de l’inflammation. Vitamines E, A et C sont toutes des antioxydants. Une bonne multivitamine avec des antioxydants peut être un bon choix.

      Le resvératrol est fait à partir des raisins rouges, N-acétylcystéine (NAC), l’écorce de pin, le thé vert bio disponible sur https://www.biologiquement.com/ , et la curcumine sont aussi de puissants antioxydants.
      David Hervy responsable de https://www.biologiquement.com/

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